Publié le 04/05/2015 par Audrey VAIRÉ.

La bourrine atelier du peintre Henry Simon permet de découvrir l’univers de l’artiste vendéen. C’est aussi une mine d’informations sur sa vie et sa vision des choses. Petit tour des anecdotes à y découvrir.

Le saviez-vous ? Il a construit l’atelier pour que sa femme puisse accoucher en paix.

Chez lui, Henry Simon avait l’habitude d’étaler ses affaires un peu partout. Un jour, sa femme Monique lui a dit : « J’en ai marre d’accoucher au milieu des tubes de peinture. J’aimerais bien que tu te fasses un atelier. »

Alors qu’à l’époque les bourrines n’étaient plus à la mode, il décide pourtant d’en construire une, représentant son attachement au marais et au folklore vendéen. L’atelier deviendra ensuite la seule bourrine que compte Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Il a sauvé la charpente d’une autre bourrine pour construire la sienne

Henry Simon, devant son atelier-bourrine, Les Rimajures.

Le peintre souhaite construire une bourrine authentique, avec le fameux toit de chaume. Il a repéré, sur une bourrine en démolition, une charpente qu’il a ramenée, boulevard Georges-Pompidou.

La construction s’est donc faite en fonction de cette charpente. Mais de travers. « C’est mon grand-père, menuisier, qui s’en est occupé, glisse Anne Simon, sa fille. Il construisait de nuit, car il avait peur que les gens disent qu’il faisait un mauvais travail, alors qu’il ne faisait que suivre la charpente ! »

Parfois, il peignait avec des gants

Dans son atelier, Henry Simon peinait à se réchauffer, surtout l’hiver. La légende dit qu’il utilisait parfois des gants pour peindre, à cause du froid. Très vite, à cause du manque de lumière et du froid, il décide de construire un second bâtiment, où il exposait ses oeuvres. Aujourd’hui, dans la bourrine, on peut trouver ses objets personnels : son béret, sa pipe… et même son cendrier, rempli de mégots d’origine.

Le mystère de la tache rouge

Justement, dans ce second bâtiment, il y avait des toilettes. Anne Simon a décidé de les transformer en jardin, avec des murs rouges. « Dans beaucoup d’oeuvres, on peut trouver une petite tache rouge qui termine l’équilibre du tableau. »

Une tache, qu’elle s’amusait souvent à chercher dans ses tableaux. D’où le rouge sur les murs.

Comme le célèbre village gaulois, la bourrine résiste : « Je vois souvent cet endroit comme le village gaulois d’Astérix », lâche Anne Simon, tout en montrant une photo actuelle du quartier, vu du ciel.

La bourrine est encerclée par des maisons aux tuiles rouges. Seule, au milieu de tout ça, reste la bourrine et son jardin.

Témoin d’une époque où, boulevard Georges-Pompidou, on apercevait des marais à perte de vue. « Il a fallu se battre pour la garder, résister aux envahisseurs ! »

Les Rimajures, 75, boulevard Georges-Pompidou. Horaires d’ouverture : le vendredi, samedi, dimanche et jours fériés, de 15 h à 19 h.