Henry SIMON  « Un grand peintre, maître de la couleur, de la lumière et de la joie de vivre ; un dessinateur exceptionnel, au trait ferme et sûr ; un Vendéen qui a parfaitement su traduire la beauté de son pays, mais aussi évoquer son passé et ses coutumes ; un homme enfin, sensible, généreux, un homme parmi les meilleurs. »  François Villate

 

 

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Pour apprendre à connaitre un peu mieux Henry Simon, l’homme et son œuvre.

 

Film sur Henry Simon (1910-1987) artiste-peintre, décorateur et céramiste réalisé Par Michel BONNE.

Ma Biographie.

 

1910

​​Henry est né le 28 décembre 1910 à Saint-Hilaire-de-Riez (Vendée). Son père, instituteur, décédera deux ans plus tard. L’école sera le domaine de son enfance, sa mère étant institutrice, directrice de l’école publique de Saint-Hilaire-de-Riez. Tandis que celle-ci occupe ses loisirs à peindre, Henry montre de réelles dispositions pour le dessin : la caricature de son instituteur lui assure le succès auprès de ses petits camarades Il aura deux frères : René, l’aîné, qui deviendra instituteur et André, le cadet, qui sera professeur d’anglais et traducteur.

 

1918

C’est dans ces années là qu’Henry commence à dessiner, stimulé par sa mère qui peint pendant ses heures de loisirs.

Ancien élève de Lucien Simon et Emile Simon, Henry Simon (1910-1987) a peint pendant 60 ans, il a été le témoin de son temps et s’est exprimé à travers de nombreux thèmes et dans différentes techniques (huile, gouache, pastel, aquarelle, dessin, encre…) sans oublier la poterie. Il a été nommé chevalier des Arts et des Lettres en 1978. Nous vous invitons ici à découvrir sa biographie.

Henry Simon est inscrit au Bénézit (dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs), il est répertorié dans le dictionnaire des arts plastiques et contemporains édité chez Gründ et dans le dictionnaire Drouot Cotation – Larousse 2005.

 

1928

Il entre en 1928 à l’École des Beaux-Arts de Nantes ; là Émile Simon, Alexis Lesage et Patay lui enseignent les éléments essentiels de la peinture mais avant tout du dessin.

1929

Il expose pour la première fois au salon de l’orientine à Poitiers en 1927, ville dans laquelle il fera sa première exposition particulière en mai 1929.

 

1930

En 1930, Henry reçoit le prix Decré destiné à un jeune artiste, pour Vocation, un portrait de son frère André en officier de marine, « officier fantaisiste » puisque l’idéal d’aventure s’en alla faute de pouvoir supporter les remous marins. Exposition au salon Yonnais, organisé par Alain James d’Ayzac, conservateur au musée de La Roche-sur-Yon, René Robin et Charles Borion mécène. Il est soutenu par Paul Devigne, critique d’art.

1931

Arrivé à Paris où il s’installe dans un atelier de la cité Falguière et il rentre à l’école des Beaux-Arts dans l’atelier de Lucien Simon en compagnie de Jacques Despierre (1912), Guily Joffrin (1909) et Georges Rhoner (1913).

Il reçoit le prix « Conté » destiné aux jeunes artistes de l’école des Beaux-Arts. Durant cette époque, il fréquente les ateliers de Fougerat, Troncet et Cannictioni.

Il participe à son premier salon d’automne.

1932

Il rédige un article et donne une conférence sur Charles Milcendeau, à l’instigation de Paul Devigne, correspondant de presse, qui le découvre et lui consacre des articles dans Le Phare de Loire-Atlantique et de Vendée .

1933

Il expose rue de la Broche à Croix-de-Vie où Marcel Baudouin, qui le parraine, donne une conférence. Il commence à exposer à la Société Vendéenne des Arts fondée par Emile Boutin et les frères Martel à Fontenay-le-Comte.

1934

Retour en Vendée à la villa Krüger à Croix-de-Vie chez sa mère où il travaille seul.

          Deux enfants à la fenêtre de la Villa Krüger par Henry Simon – © Amis d’Henry Simon
1935

Alors qu’il peint sur la plage de Croix-de-Vie, il fait la connaissance du collectionneur vendéen Alain-James d’Ayzac qui le présente à Jean Launois (1898-1942).

A partir de cette époque Henry Simon fréquente Saint-Jean-de-Monts où un certain nombre d’artistes travaillent ensemble. Ces peintres se réunissent très souvent soit chez le restaurateur Armand Lainé ou l’hôtelier Jean Guériteau (ce que les historiens locaux ont dénommé Le Groupe de Saint-Jean-de-Monts).

Conversion au catholicisme. Baptisé par le vicaire général Braud dans la chapelle du collège Saint Stanislas à Poitiers le 23 juillet 1935. Henry Simon décorera la chapelle Sainte Anne de la Tranche. Il commence à exposer au salon Yonnais fondé par Joseph Borion et René Robin.

 

1937

En 1937, Henry Simon réalise avec Jean Launois une fresque de 36 m2 pour le pavillon du Poitou à l’Exposition universelle de Paris.

Qu’est il advenu ensuite de cette décoration ?

Cette décoration sur toile de 3 m x 12 m a été réalisée par Henry Simon et Jean Launois pour l’exposition universelle de 1937. Cette immense décoration est revenue en Vendée après la destruction du pavillon Poitou-Charentes-Aunis- Saintonge et nous en perdons la trace sur le quai de la gare de la Roche-sur-Yon (85) le 20 janvier 1938.

Cette période des années 30 est marquée par une inspiration typiquement locale où les sujets campagnards du marais de Monts sont repris dans la tradition de Charles Milcendeau (1873-1919) qu’il vient de découvrir, mais avec une certaine liberté dans le dessin qui s’éloigne du classicisme typiquement français de Milcendeau sous l’influence de Launois.

1939 – 1940

Mobilisé en 1939, il est fait prisonnier à Dunkerque en 1940 et transféré dans un stalag de Prusse orientale. Là il se lie d’amitié avec le graveur Charles-Emile Pinson, qui l’invite à travailler et à s’exprimer quel que soit le support ainsi qu’avec Lucien Hervé (Lucien Elkan).

Il continue dans sa baraque de prisonnier à peindre et dessiner selon ses possibilités matérielles.

Au retour de captivité, il réalisera avec son frère André, l’album Compagnons de Silence qui sera repris dans le film : L’Homme et son œuvre . Il sera édité en 2005 par les éditions Cénomane.

1941

De retour de captivité en 1941, c’est en rejoignant une troupe théâtrale sous la houlette de Georges Adet qu’Henry reprend goût à la vie. Il fera du théâtre pendant cinq ans.

Extrait du Livre Le Groupe des peintres de Saint-Jean-de-Mont page 71: En 1942, Georges Adet, ancien pensionnaire de la Comédie-Française, ami d’Alain James d’Ayzac, en accepta la direction artistique. Henry Simon, aidé de Raoul Breteau, réalisait les décors et jouait également dans la troupe.

1942

Il devient sociétaire du salon d’automne.

1943

Il participe avec Charles-Emile Pinson à l’exposition collective Retour de Captivité au musée Galliera à Paris.

1944

Henry Simon est vice-président du comité local de libération de Saint-Gilles et Croix-de-Vie.

1945

Henry Simon se remet à peindre et reprend le rythme de ses expositions d’avant guerre.

Durablement Henry s’oriente vers de grands travaux de décoration d’édifices publics. Ce sera dans les années 1960 le Casino municipal des Sables-d’Olonne, celui de Saint-Jean-de-Monts La Pastourelle, le Cinéma familial de Saint-Gilles-sur-Vie…

1949

Début de la céramique à la Chaume dans l’atelier de Maurice Boissé.

 

1950

Du séjour de trois semaines en Algérie à Kouba en 1950 qui suit son mariage avec Monique Porteau le 7 septembre de la même année, il revient confirmé dans ses recherches de couleurs. A partir de cette année là, il relancera, avec deux autres artistes, la faïencerie de Pornic. Monique et Henry auront 8 enfants : Jean-Luc, Dominique, Anne, Elisabeth, Pascal, Frédérique, Véronique et Olivier.

 

1954

En 1954, Henry fait construire une bourrine, « les Rimajures », atelier-galerie qui abritera ses peintures et poteries.

La décennie achevée, Henry se tourne vers des thèmes bien précis : l’eau, la jeunesse, les gens du marais vendéen et de la mer… qu’il installe dans le mouvement et la lumière, tous traités de façon expressive et poétique.

En 1959 importante exposition sur le thème de l’eau présentée à Nantes, Bordeaux et Paris. Il se rapproche de la peinture abstraite.

 

1960

le 24 décembre 1960 Monique et Henry s’installent dans la maison familiale à Saint-Hilaire-de-Riez qu’ils nomment « Notre-Dame-des-Marais ».

Dans les années 1965-68 ils y installeront leur second four pour les céramiques.

Dans cette maison familiale, Henry a fait construire son atelier d’artiste qui l’accompagnera toute sa vie.

A partir de cette époque Henry Simon travaille sur des thèmes bien définis tels que la jeunesse, l’eau, la danse, la musique, les jeux, le peuple de la mer et du marais vendéen, le cirque, etc…Importante exposition particulière à la galerie Doria à Paris.

 

1966

Sur une idée de Francette Louvel, ouverture de la galerie Les Ramages quai de la république en face la gare de Croix-de-Vie ; galerie qui fermera en 1979.

 

1968

En 1968, à l’exposition « Les peintres témoins de leur temps » au Musée Galliera, à Paris, Mon huitième enfant est remarquée pour sa composition chaleureuse, empreinte d’une discrète jubilation. L’année suivante Henry illustrera Le Petit Chose, d’Alphonse Daudet (Ed. P. Fanlac, 1969) à la demande des Œuvres des pupilles de l’enseignement public.

Cette année verra aussi le début de son travail d’initiateur et d’organisateur de salons de peinture (triade 68).

 

1971
  • Réalisation d’une importante décoration au titre du 1% à Rezé-les-Nantes (Loire Atlantique).

  • Première rétrospective Henry Simon au Musée de l’abbaye Sainte-Croix des Sables-d’Olonne.

De 1972 à 1987, il réalise des décorations pour les édifices publics de sa région et devient ainsi, malgré lui, l’artiste officiel. Il continue à travailler dans le calme de son atelier sur des thèmes bien définis puis certaines œuvres sont imprégnées des aspects du début de sa carrière, faisant revivre les traditions de son pays.

 

1976

En 1976, Henry est nommé chevalier des Arts et des Lettres.

1977

Invité au Salon Comparaison à Paris. (Nu de jeune fille).

1978

En 1978. Deuxième rétrospective Henry Simon au Palais des congrès de Saint-Jean-de-Monts où exposent régulièrement les Douze Amis de la Côte de lumière. Voir le catalogue édité à l’occasion. Pendant plusieurs années, il sera l’organisateur de ce salon avec François Villatte. Henry reçoit le prix Charles-Milcendeau.

1980-1982

De 1980 à 1982, à la demande du maire de Saint-Hilaire-de-Riez (Vendée), Henry réalise six grandes toiles qui parent les murs de l’église.

 

1987

Le 27 février 1987, Henry meurt à Saint-Hilaire-de-Riez parmi les siens.

2017

Pour les 30 ans de sa disparition, en 2017, le circuit « Sur les pas d’Henry Simon »   (remerciement Le reporter sablais)