L’ invité d’Henry Simon : L’artiste André-Charles Nauleau, peintre du terroir vendéen.

Le peintre André-Charles Nauleau est né le 6 mai 1908 à La Roche-sur-Yon, au 19, rue Ferrer, et est décédé le 9 octobre 1986.

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André-Charles Nauleau a dessiné dès l’âge de cinq ans sur les murs de la maison familiale. Très vite, ses parents lui ont offert une boîte de peinture et des feuilles pour qu’il s’exprime. Voyant ses prédispositions, ils l’inscriront à l’école municipale de peinture de La Roche-sur-Yon, où il suivra assidûment les conseils de son professeur Léon Hauteville. Il passe son certificat d’études primaires à l’école publique et suit ensuite un apprentissage en peinture et décoration. Il créera son entreprise deux après, en 1925. Il sera la première personne de La Roche à posséder une voiture, qui lui permettra d’aller sur ses chantiers et mettre à profit ses nombreux déplacements pour croquer les sites et les paysages.

À 19 ans, André-Charles Nauleau tient sa première exposition au premier Salon yonnais. Il expose avec Léon Haudeville et ses amis René Robin et Henri Darcq. Ce groupe d’amis avait pour habitude de se retrouver chaque dimanche matin. Ils partaient pour le bocage vendéen, chevalets et boîtes sous le bras. La journée se terminait de façon conviviale, en buvant un coup. Le journaliste Valentin Roussière appelait ce groupe « l’Étoile du Bocage » et désignait André-Charles Nauleau, comme le « Wlaminck vendéen ».

Sa peinture peut se définir en trois périodes. La première, à partir des années 20 est académique. Il peint ce qu’il voit. Les lignes des toits semblent être tirées à la règle. Les critiques sont mauvaises, on lui reproche d’être « trop moderne ». Ses amis le poussent à persévérer. Les années 40 marquent un tournant dans sa peinture. Les tableaux sont plus sombres, voire tourmentés. « Il peint avec ses tripes, lutte avec le paysage pour le faire rentrer dans le tableau. » Cette période l’a fait connaître.

Après les années 60, ses tableaux deviennent lumineux, le ciel est plus bleu. La subtile utilisation des verts permet de distinguer d’un seul coup d’œil, le Marais vendéen du marais poitevin

Exposition hommage à André-Charles Nauleau.

En 1953, André-Charles Nauleau exposait à Fontenay, à l’hôtel Fontarabie. L’artiste a déjà acquis une certaine notoriété, les salons parisiens lui ayant ouvert leurs portes depuis 1947 (salon national des Beaux-Arts, salon d’hiver, salon d’automne, salon de l’école française…). Le lieu est idéalement choisi, à mi-chemin entre Bocage et Marais poitevin, deux paysages qu’il affectionnnait brosser sur ses toiles.2015, certaines de ses oeuvres reviennent à la médiathèque sollicitées par Alexandre Devy, un arrière-petit-fils. Ce dernier explique : « Nous avons choisi un thème comme un fil conducteur, l’eau. Cet élément est en effet omniprésent dans son oeuvre : le marais, la pluie, la mer. »

Une course après les éléments: André-Charles Nauleau aimait planter son chevalet dans la nature. Par tous les temps, protégé alors par son légendaire chapeau mou. Traités avec beaucoup de matière, les ciels et paysages sont parfois tourmentés, ce qui lui vaudra le surnom de Vlaminck vendéen.

« Pour la première fois, des croquis pris sur le vif, seront exposés, révèle Alexandre Devy. On pourra observer les dessins sur lesquels des gouttes de pluie sont tombées. Nous imaginerons le peintre repliant à la hâte son matériel pour se mettre à l’abri. Cette course après les éléments représente toute sa vie. »

 

Sa longue vie d’artiste, on la découvre aussi dans des vitrines qui exposent ses palettes, des livres illustrés, des affiches, des médailles… Et le fameux chapeau mou.Le musée vendéen conserve deux tableaux de Nauleau : l’église de Longeville (Vendée) et Bocage vendéen (une peinture des bords de la Vie).

Biographie

André-Charles Nauleau est une riche personnalité de la peinture vendéenne. Il est un produit de l’École du Bocage, partant en pleine nature avec son chevalet et ses tubes de couleur pour surprendre le bocage mystérieux, la Vendée sauvage, à l’état brut !

Amoureux de la Vendée côté Mer, Marais ou Bocage, il en aime les visions simples qu’il a su capter en plantant son chevalet dans les coins les plus impraticables comme les plus connus.

L’intense production d’AC Nauleau et ses nombreuses prestations tant en France qu’à l’étranger lui ont valu un nombre imposant de médailles, récompenses et distinctions.